AjouterPortSmtp sur releases 2 ovh – Gentoo

Suite au blocage du port 25 chez certains fournisseur d’accès, vous pouvez avoir besoin d’ouvrir un port supplémentaire sur le serveur afin d’émettre des mails vers l’extérieur, voilà le  détail les opérations à effectuer sur la releases 2 ovh.

Cet article provient des guides d’OVH, je le recopie ici pour l’avoir sous la main.

On édite le fichier de démarrage de qmail

vim /etc/init.d/qmail

On duplique la section ci-dessous :

ebegin "Starting Smtp"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" CHKUSER_START="DOMAIN" \
tcpserver -H -R -x /etc/tcp.smtp.cdb -c100 -u508 -g503 0 smtp \
/var/qmail/bin/qmail-smtpd 2>&1 \
| /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmailsmtp/ &
eend $?

On la modifie alors pour obtenir cela :

ebegin "Starting Smtp587"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" CHKUSER_START="DOMAIN" \
tcpserver -H -R -x /etc/tcp.smtp.cdb -c100 -u508 -g503 0 587 \
/var/qmail/bin/qmail-smtpd 2>&1 \
| /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmailsmtp587/ &
eend $?

On obtient alors ce fichier :

#!/sbin/runscript
#Copyright 1999-2006 Gentoo Foundation
#Distributed under the terms of the GNU General Public License v2
#$Header: $

depend() {
use net
before ntpd ntp-client spamd apache apache2
}

start() {
cd /

ebegin "Starting Qmail"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" \
/var/qmail/bin/qmail-start ./Maildir/ 2>&1 | /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmail/ &
eend $?
ebegin "Starting Pop"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" \
tcpserver -H -R -c100 0 pop-3 /var/qmail/bin/qmail-popup \
ks301019.kimsufi.com \
/home/vpopmail/bin/vchkpw /var/qmail/bin/qmail-pop3d Maildir 2>&1 \
| /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmailpop3/ &
eend $?
ebegin "Starting Smtp"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" CHKUSER_START="DOMAIN" \
tcpserver -H -R -x /etc/tcp.smtp.cdb -c100 -u508 -g503 0 smtp \
/var/qmail/bin/qmail-smtpd 2>&1 \
| /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmailsmtp/ &
eend $?
ebegin "Starting Smtp587"
env - PATH="/var/qmail/bin:/usr/local/bin" CHKUSER_START="DOMAIN" \
tcpserver -H -R -x /etc/tcp.smtp.cdb -c100 -u508 -g503 0 587 \
/var/qmail/bin/qmail-smtpd 2>&1 \
| /usr/local/bin/tai64n \
| /usr/local/bin/setuidgid qmaill /usr/local/bin/multilog /var/log/qmailsmtp587/ &
eend $?

}

stop() {
ebegin "Stopping Qmail"
killall qmail-send
killall tcpserver
eend $?
}

On peut alors enregistrer

On va ajouter le dossier de logs pour le nouveau démon smtp587 et lui permettre d’écrire dans le dossier :

mkdir /var/log/qmailsmtp587
chown qmaill:root /var/log/qmailsmtp587

On peut alors stopper le serveur email (clamantivirus, spamassassin, puis qmail) :

/etc/init.d/clamd stop
/etc/init.d/spamd stop
/etc/init.d/qmail stop

Les emails sont gérés dans une queue par le serveur, et sont pris en charges par plusieurs programmes, il faut donc patienter que les traitements commencés au moment du stop soient bien terminés, car tant que le processus n’a pas fini de travailler, il écrit dans les logs et bloque lesdits fichiers en écriture à une autre processus, il faut donc exécuter la commande suivante, afin de s’assurer que le lock sur ces fichiers est terminé:

ps aux | grep multi

Lorsque la commande ne renvoie plus que la ligne mentionnant la commande « grep », vous pouvez relancer votre serveur email:

/etc/init.d/clamd start
/etc/init.d/spamd start
/etc/init.d/qmail start

Vous pouvez alors vérifier le fonctionnement du nouveau serveur smtp:

netstat -tanpu | grep 587

Si tout va bien vous aurez le port correspondant ouvert :

tcp 0 0 0.0.0.0:587 0.0.0.0:* LISTEN 2358/tcpserver

Vous pouvez alors tenter un envoi en utilisant ce port depuis votre client de messagerie favori

 

mySQL ne démarre pas

C’est souvent le matin au reveil que le serveur fait des caprices et ce matim c’etait une nouvelle fois le cas : mySQL est planté.

Je me conecte au serveur et première vérif, est ce qu’il y a de la place sur le serveur ?

df -h

Sys. de fich. Tail. Occ. Disp. %Occ. Mont▒ sur
 /dev/md/1 10G  9,5G 0   100% /
 udev      32G  252K 32G 1% /dev
 /dev/md/2 267G 210G 44G 83% /home
 shm       32G  0    32G 0% /dev/shm

Et bien non partition pleine… Il est temps de faire un peu de nettoyage (dans les logs)

Sys. de fich. Tail. Occ. Disp. %Occ. Mont▒ sur
 /dev/md/1 10G  5,5G 4,1G 58% /
 udev      32G  252K 32G  1% /dev
 /dev/md/2 267G 210G 44G  83% /home
 shm       32G  0    32G  0% /dev/shm

Voilà qui est mieux, je relance le serveru mysql

/etc/init.d/mysql restart

Starting mysql ...
 * Starting mysql (/etc/mysql/my.cnf)
 * MySQL NOT started (0) [ !! ]

Sauf que ça ne veut pas redémarrer 🙁

Je jette un coup d’œil dans les log pour comprendre :

tail   /var/log/mysql/mysqld.err

170817 9:15:38 [ERROR] Can't start server: Bind on TCP/IP port: Address already in use
 170817 9:15:38 [ERROR] Do you already have another mysqld server running on port: 3306 ?
 170817 9:15:38 [ERROR] Aborting

Il y a déjà un process qui tourne et qui empêche mysql de se lancer. On va chercher tous les process mysql en cours

ps ax | grep mysqld

31084 ? Ssl 15046827:32 /usr/sbin/mysqld --defaults-file=/etc/mysql/my.cnf --basedir=/usr --datadir=/var/lib/mysql --pid-file=/var/run/mysqld/mysqld.pid --socket=/var/run/mys

On le kill

kill 31084

Il ne reste plus qu’a redémarrer mysql

/etc/init.d/mysql start

Et la ça marche.

* Starting mysql ...
 * Starting mysql (/etc/mysql/my.cnf) [ ok ]

 

MySQL can’t start – Error 28

Ce matin problème sur le serveur au réveil. La base mysql est plantée. je me connecte donc au serveur et je relance mysqld. Il s’arrête normalement mais refuse de se relancer.

Premier réflexe (les bonnes habitudes commencent à venir), je regarde si les disques sont pleins ou pas :

df -h

Filesystem    Size     Used       Avail       Use%    Mounted on
 rootfs       20G      3,0G       16G         17%     /
 /dev/root    20G      3,0G       16G         17%     /
 devtmpfs     32G      636K       32G         1%      /dev
 /dev/md3     1,8T     492G       1,3T        29%     /home
 tmpfs        32G      0          32G         0%      /dev/shm

ce n’est pas ça il y a bien de la place sur le serveur…

Je regarde les logs mysql :

170806 08:29:11 mysqld_safe Starting mysqld daemon with databases from /home/mysql
/usr/libexec/mysqld: Can't create/write to file '/tmp/ibV6gTiR' (Errcode: 28)
170806 8:29:11 InnoDB: Error: unable to create temporary file; errno: 28
170806 8:29:11 [ERROR] Plugin 'InnoDB' init function returned error.
170806 8:29:11 [ERROR] Plugin 'InnoDB' registration as a STORAGE ENGINE failed.
170806 8:29:11 [ERROR] Can't start server : Bind on unix socket: No space left on device
170806 8:29:11 [ERROR] Do you already have another mysqld server running on socket: /var/lib/mysql/mysql.sock ?
170806 8:29:11 [ERROR] Aborting

Et la je vois que mysql me dit que le disque est plein ??!!! WTF ! c’est quoi cette erreur 28 ?

Apres quelques recherches sur Google je commence à trouver un début d’explication , il s’agit probablement de  trop de petits fichiers ou de taille 0 sur le disque, et bien qu’il reste suffisamment d’espace disque, j’ai épuisé tous les Inodes disponibles. Voici la solution à ce problème.

Déjà on vérifie que c’est bien ça :

df -i

Filesystem     Inodes     IUsed     IFree      IUse%     Mounted on
 rootfs        1281120    1281120   0          100%      /
 /dev/root     1281120    1281120   0          100%      /
 devtmpfs      8241797    2501      8239296    1%        /dev
 /dev/md3      120782848  1977835   118805013  2%        /home
 tmpfs         8250173    1         8250172    1%        /dev/shm

Bingo ! c’est bien ça. Il reste maintenant à trouver où sont ces fichiers. Pour cela il va falloir trouver le dossier qui contient un nombre anormal de fichiers :

for i in /*; do echo $i; find $i |wc -l; done

Lorsque vous avez trouvé un dossier (dans mon cas /var), on affine la recherche

for i in /var/*; do echo $i; find $i |wc -l; done

Et on recommence jusqu’au problème :

for i in /var/spool/postfix/*; do echo $i; find $i |wc -l; done

Et donc sur le résultat de cette dernière commande on a :

...
/var/spool/postfix/active
 2
 /var/spool/postfix/bounce
 760
 /var/spool/postfix/corrupt
 1
 /var/spool/postfix/defer
 587222
 /var/spool/postfix/deferred
 584038
 /var/spool/postfix/flush
 1
 /var/spool/postfix/hold
 1
...

Le problème vient donc de postfix et on voit que les dossiers /defer et /deferred contiennent à tous les deux, plus d’1 million de fichiers. Reste à voir comment nettoyer tout ça. (retour a Google 🙂 )

The solution : le super-intendant postfix de son petit nom postsuper, grâce à lui on va pouvoir faire le ménage.

Supprimer tous les fichiers dans « Deferred »

postsuper -d ALL deferred

Supprimer tous les fichiers dans « Defer »

postsuper -d ALL defer

On vérifie ensuite que tout a bien fonctionné :

df -i

Filesystem     Inodes     IUsed     IFree       IUse%     Mounted on
 rootfs        1281120    110131    1170989     9%        /
 /dev/root     1281120    110131    1170989     9%        /
 devtmpfs      8241797    2501      8239296     1%        /dev
 /dev/md3      120782848  1979217   118803631   2%        /home
 tmpfs         8250173    1         8250172     1%        /dev/shm

Ouf ! tout est revenu à la normal, et j’ai pu relancer mysql sans problème.

 

Postfix : Message size exceeds fixed limit

Depuis quelques jours, j’ai le message d’erreur suivant dans le log de mon serveur Postfix : « Message size exceeds fixed limit ». Cela a pour conséquence de bloquer l’envoi des mails qui ont une pièce jointe un peu trop grande. Voici comment corriger ce problème.

Dans un premier temps, lancez cette commande pour connaître la taille maximum autorisée dans Postfix :

# postconf -d | grep message_size_limit
message_size_limit = 10240000

Ici, la limite est de (10240000 / 1024) / 1024 = 9,76 Mo. Pour augmenter cette valeur, il suffit d’utiliser postconf de la manière suivante :

postconf -e ‘message_size_limit = 20240000’

Puis, on recharge la configuration du serveur :

/etc/init.d/postfix reload

Pour finir, renvoyez vos mails et contrôlez que le message d’erreur n’apparaît plus dans le fichier /var/log/maillog.

Redirection temporaire de mail avec Postfix admin

Alors je me suis un peu arraché les cheveux sur ce problème et ça à été compliqué de trouver la solution sur Internet, à croire que personne n’a besoin de cette fonctionnalité qui n’est pas activée par défaut sur les release 3 d’OVH.

Voici donc la procédure pour pouvoir créer des alias de comptes mails existants :

Tout d’abord, il faut modifier le fichier de config de postfixadmin (config.inc.php) à la racine du dossier postfixadmin (dans le cas d’une release  3, ça se trouve dans « /home/ovh/www/postfixadmin »).

Rechercher les lignes suivantes :

// Alias control for superadmins
$CONF[‘alias_control’] = ‘YES’;

// Alias Control for domain admins
$CONF[‘alias_control_admin’] = ‘YES’;

et changez le NO en YES. (comme ci-dessus)

La prochaine fois que vous irez sur postfixadmin, dans la liste des comptes mails, vous verrez sur la droite de chaque compte un lien « alias » qui permet très simplement de faire cette redirection, en indiquant l’adresse vers laquelle vous souhaitez que les mails soient envoyés.

Réinitialisation de la configuration réseau de windows 8

Ce matin sur un des ordinateurs, plus d’accès à Internet alors que les autres fonctionnent très bien. Le problème venait d’un dysfonctionnement au niveau de la configuration de Windows. Voilà comment je m’en suis sortie en faisant un reset de la config.

Première chose, il faut lancer l’invité de commande en mode Administrateur. Pour cela, faites une recherche de « Invité de commande », lorsque l’icone apparait dans le résultat de la recherche, faites un clic droit dessus et choisissez « Ouvrir en tant qu’administrateur »

Ensuite tapez : netsh int ip reset.
Puis redémarrez l’ordinateur.

Autres options possibles au niveau de l’invité de commande, qui pourraient vous aider à vous en sortir :

netsh winsock reset all  (permet la remise à zéro du socket qui gère la couche TCP/IP)
ipconfig /release (annule la configuration des adresses ip de toutes les cartes et la configuration DHCP)
ipconfig /flushdns (vide la mémoire cache des DNS et permet, dans le cas où Windows aurait en mémoire de vieux DNS, de les réactualiser)
ipconfig /renew (renouvelle la configuration DHCP de toutes les cartes réseaux.)

 

Problème d’affichage des accents sur serveur linux

Depuis le passage vers un nouveau serveur, certains de mes sites s’affichaient avec des « ? » à la place des caractères accentués et spéciaux.

Bien que j’ai convertis l’encodage des caractères en ISO-8859-15 pour chaque fichier dans mon éditeur de texte et que j’ai bien indiqué <meta charset= »iso-8859-15″> dans l’entête des fichiers html, dès que le fichier se retrouvait sur le serveur il m’affichait invariablement des « ? » à la place des accents.

A priori, la config du serveur forçait l’affichage en UTF-8 de tous les fichiers. Comme sur certains site j’ai besoin que l’encodage reste en ISO-8859-15 (en raison de l’utilisation de certains lib php) il fallait trouver une solution.

La solution est de forcer l’encodage via le fichier .htaccess en indiquant dans celui-ci la ligne :

AddDefaultCharset ISO-8859-15

Et hop comme par magie, tout revient à la normal.

Strobist – Partie 3 – Une première VRAI séance

Il est temps de passer à la pratique

Avant d’attaquer une vraie première séance dans un vrai endroit avec un vrai décor, j’ai souhaité faire quelques tests à la maison. Mais sans modèle sous la main ça a été un gros âne en peluche qui m’a servi de cobaye voici donc ci-dessous  un petit essai materiel.

Alors je vous l’accord même avec un nez en forme de cœur on peut faire plus sexy.

Le matos étant à peu près maitrisé, nous voici donc prêt pour cette première séance.
Le décor est une vieille usine abandonnée, le thème de la séance est de jouer avec la poussière j’ai donc avec moi à peu près 10 kilos de cendres qui seront entièrement utilisées durant toute la séance. La courageuse modèle qui s’est prêté à mes essais s’appelle Clémence et je la remercie pour sa patience et sa bonne humeur.

Pour cette séance j’ai utilisé deux flashs : un premier flash avec un parapluie diffuseur blanc sur un pied. Le Flash est un Yongnuo 560 IV, le second flash est un flash Canon speedlite 540 équipé d’un déclencheur Yongnuo (RF – 603C II) . Le second déclencheur est placé sur l’appareil photo. (Le flash Yongnuo n’en a pas besoin car il intègre déjà son propre récepteur).

suivant les photos, ce second flash est équipé ou non d’un diffuseur afin d’avoir des ombres plus ou moins marquées.

Voici une photo du backstage avec cette configuration

et une autre avec une configuration à une seule source de lumière.

Voilà quelques exemples du résultat de cette séance.

 

J’ai ensuite utilisé une seconde configuration pour des photos où je voulais faire voler la cendre. Cette seconde configuration est un peu différente de la première : Ici je n’utilise qu’une source de lumière (le flash Yongnuo sur pied avec son diffuseur. Le flash Canon quand a lui est replacer sur l’appareil photo qui est sur pied. On utilisera son flash pour déclencher l’autre flash (qui est donc réglé pour ça). J’utilise les déclencheurs en mode « télécommande » l’un étant dans ma main et l’autre connecté à l’appareil photo pour déclencher les flash et l’appareil au moment où je lance la cendre. Pour ces photos il a fallu faire beaucoup d’effet afin que la cendre soit photographié au bon moment.

Vous trouverez sur mon site la série complète de cette séance « Naître de la poussière« .

Note importante concernant l’usage de la cendre pour ce genre de photo :
Certes le résultat est plus intéressant qu’avec de la farine, mais il est finalement à proscrire étant donné que c’est un produit qui est assez agressif pour la peau et les yeux (donc toutes mes excuses à Clémence qui a du rendre visite à son médecin le lendemain de notre séance – Mais tout va bien maintenant 😉 )

Lire les précédents articles :

Première partie  : http://www.journaldigital.fr/2016/05/12/strobist-partie-1-premieres-decouvertes/

Deuxième partie  : http://www.journaldigital.fr/2016/05/12/strobist-partie-2-le-matos/

Strobist – Partie 2 – Le matos

Le temps a passé et mon idée d’un studio portable me titillait toujours ponctuellement…

C’est en cherchant des infos sur des plans d’éclairage, que je vais tomber sur une photo toute bête d’un flash cobra monté sur un trépied et avec un parapluie devant. Ça peut paraitre simple et évident, mais c’est l’élément déclencheur qui va secouer les trois neurones qui s’endormaient dans ma tête.

Je commence donc à farfouiller sur le web à la recherche de tutos et de vidéos traitant de flash cobra déporté avec un parapluie. Il ne va pas se passer beaucoup de temps avant que je tombe sur le mot magique : STROBIST

Et donc la magie opère et un nouveau monde de possibilité apparait devant moi…

STROBIST ? Qu’est-ce que c’est que ça ? :
Comme vous le découvrirez rapidement si vous faites des recherches sur le web le nom de David Hobby et du site www.strobist.blogspot.fr vont très vite faire parler d’eux.
Strobist c’est  donc un terme créé par un photographe du nom de David Hobby, c’est un terme qui design l’utilisation de flash cobra déporté (donc pas fixé sur la griffe de l’appareil photo) ainsi que l’utilisation de nombreux accessoires d’éclairage plus ou moins fait main.
Ces techniques sont décrites sur le blog de David Hobby : www.strobist.blogspot.fr/ et détaillé dans deux « sous-sites » de ce blog :

Lightning 101 (http://strobist.blogspot.com/2006/03/lighting-101.html) est le fondement des bases de Strobist et un tutoriel gratuit de démarrage à partir de zéro qui va vous apprendre les bases de l’éclairage à partir de flashs cobras déportés et l’équipement d’éclairage minimum.

Lighting 102 (http://strobist.blogspot.fr/2007/06/lighting-102-introduction.html) est la suite de Lightning 101 et va vous apprendre comment mieux comprendre et contrôler les qualités de votre lumière.

Quelques ressources qui m’ont permis de bien commencer :

Tout d’abord les trois sites ci-dessus (en anglais). Vous y trouverez de plus un e-book téléchargeable gratuitement sur toute la technique Strobist. Si l’anglais vous rebute, pas de panique vous trouverez toutes les infos qu’il vous faut sur les deux sites suivants :

Fotoloco (http://www.fotoloco.fr) : Un site presque incontournable, riche de pleins de tutoriaux en vidéo et en particulier de plusieurs tutoriaux sur le thème du Strobisme avec en prime le E-book de David Hobby traduit en français et deux autres e-books gratuits aussi, si vous vous inscrivez sur le site, chose que je ne saurais que trop vous conseiller. Le seul point un peu agaçant c’est la façon de parler de Blaise Fiedler, l’auteur de ce site mais on ne lui en voudra pas tant les vidéos sont intéressantes.

Un autre site a ne pas manquer c’est celui de Sébastien Roignant f 1.4 (http://www.funquatre.fr/) : Plein de tutos en vidéo sur le Strobisme , très intéressante également. Les vidéos sont complètes et bien faites et le site propose de plus pleins d’interviews de photographes très interessantes.

Passons au matériel :

Après toutes ces lectures et ces visionnages et grâce à toutes ces infos glanées sur le web, j’ai commencé à bien assimiler la technique (tout du moins la théorie) et à entrevoir le matériel nécessaire pour mettre en pratique ce rêve de studio nomade.

Voici donc une liste pas du tout exhaustive du matériel que j’ai choisi. Tout ce matériel évolue très vite et je ne saurais que trop vous conseiller de vous tenir au courant avant d’acheter, tant les nouveautés arrivent à grande vitesse. Ce choix n’est pas le choix optimum, mais correspond plutôt à ce dont j’ai besoin, cela pourra donc être différent pour vous.

Ce que j’avais déjà : Un flash cobra Canon 540 EZ, deux trépieds, un parapluie blanc et les déclencheurs cactus.

Tout ça c’est très bien et ça me permettait de faire des essais (voire la première partie de cette article) mais techniquement je rencontrais quand même quelques contraintes désagréables qui faisaient que j’étais encore assez loin du confort d’un vrai studio. il me fallait donc faire quelques ajustements. Le premier étant que les déclencheurs d’entrée de gamme ne déclenchaient pas à tous les coups, que leur portée était assez limitée et que l’émetteur utilisait des piles complétement non standard. D’autre part le flash quant à lui avait un temps de rechargement trop lent et consommait pas mal de piles. Un dernier point fonctionnel : pour fixer le flash et le parapluie au pied et pour pouvoir orienter tout ça, il me fallait un adaptateur.

Ce que j’ai donc acheté :

Tout d’abord le support pour le flash. Ça coûte vraiment pas chère et c’est l’élément indispensable. (environ 6 euros)

Ensuite pour résoudre le problème des déclencheurs j’ai racheter une nouvelle paire de déclencheurs, les Yongnuo RF 603 II. Contrairement aux précédents ceux-là font indifféremment émetteur et récepteur, ils peuvent même servir de télécommande pour le boitier (grâce à un câble fournit) et ils utilisent des piles AAA. Leur porté théorique est de plusieurs centaines de mètre donc pas de soucis de ce coté-là.

A cause de mes habitudes du studio, j’ai également acheté un second flash cobra le Yongnuo 560 IV qui en plus d’être une copie du Canon 580EX est beaucoup beaucoup moins chère et intègre un émetteur récepteur compatible avec ceux que j’ai acheté (RF 603 II).

L’avantage d’un deuxième flash est double : d’un côté il permet beaucoup plus de possibilités d’éclairage qu’avec une source unique et d’autre part en plaçant les deux flashs ensemble, on double la puissance de l’éclairage principal si on souhaite n’utiliser qu’une seule source.

Je vais faire une petite aparté sur la Marque Yongnuo : il s’agit d’une marque chinoise qui fabrique des produits qui ont le double avantage d’être de très bonne qualité et d’être à prix très abordable.

 

Pour résoudre le dernier problème de rechargement du flash, j’ai acheté un Battery Pack PB960 de chez Godox. Ça c’est un truc magique, vous branchez votre flash dessus et il se recharge en moins de 2 secondes. La batterie a une autonomie de 1800 déclenchements à pleine puissance et on peut brancher deux flashs dessus .

Remarque pour ceux qui se laisseraient tenter par ce produit : En l’achetant, je pensais me passer totalement de pile pour les flashs, mais curieusement, cette alimentation externe ne sert qu’à alimenter l’éclaire du flash, il faut donc quand même avoir 4 piles dans le flash pour faire fonctionner l’électronique, mais bon du coup les piles ne s’usent quasiment plus.

J’ai finalement complété le tout avec un deuxième petit parapluie blanc pour que ce second flash ne soit pas jaloux.

Me voilà donc bien équipé pour entrer dans le vif du sujet et passer à la pratique. Au moins je sais que si ça merdouille, ça sera dû au photographe et pas au matériel.

Ce qu’il faudrait pour améliorer tout ça :

Quelques petits accessoires complémentaires seront tout de même nécessaires pour parfaire tout ça :

– L’achat d’une boite à lumière me permettra d’avoir un éclairage de meilleure qualité.

– L’achat de batteries rechargeables me permettront de faire quelques économies de piles

– et éventuellement une deuxième batterie pour le Godox, histoire d’être tranquille côté électricité.

Conclusion :

Nous voilà donc arrivé a la fin de cette deuxième partie.
Dans le prochain article, je me lance pour de vrai, sans filet et avec une très jolie modèle.
Je vous montre tout ça très vite et c’est promis, avec plein de photo de backstage.

Pour relire la première partie de cet article : http://www.journaldigital.fr/2016/05/12/strobist-partie-1-premieres-decouvertes/

Pour la troisième partie de cet article c’est ici : http://www.journaldigital.fr/2016/05/12/strobist-partie-3-une-premiere-vrai-seance/

Strobist – Partie 1 – premières découvertes

Ça fait un moment que je recherchais un moyen pas chère de me promener telle une tortue,avec un studio mobile sur le dos et quel que soit le lieu où je faisais des photos.

Voici donc un petit retour d’expérience au fur et à mesure de mes tâtonnements et de mes séances. En espérant que cela puisse servir à d’autres.

Commençons par le commencement :

Tout a commencé il y a quelques années.

Le problème de départ est que, lorsqu’on et dans un studio, on a tout le confort du matériel, des modeleur de lumière, etc., mais à force d’être bien au chaud dans un studio douillet à photographier des modèles sur fond blanc, noir ou gris… et bien on finit assez vite par s’ennuyer….

Faire des photos en extérieur ou en urbex c’est bien mais on rencontre souvent pas mal de contraintes de lumière et on se dit qu’une petite boite à lumière ici ou un petit flash là ça aiderait quand même bien les choses.

 

Quand j’ai commencé à avoir ces envies d’un studio transportable deux solutions s’offraient à moi :

1 – trouver un ou plusieurs lieux qui me conviennent et qui présentent un décor intéressant, mais avec de l’électricité (pas toujours facile quand on est dans la nature ou dans des lieux à moitié en ruine.)

2 – Louer ou acheter un générateur pour mes flashs de studio (lourd / encombrant et surtout très chère, en tout cas : hors de mon budget)

Cependant, j’ai tout de même pu trouver certain lieux qui m’ont permis de faire quelques séance sympas avec les flashs

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(Quelques photos de Lucie, prises dans une cave avec un flash de 200 joules, un réflecteur… et surtout une prise de courant 😉 )

J’ai malgré tout mis cette idée de côté temporairement par manque de lieux et de budgets adaptés.

Une première trouvaille :

Tout à commencer il y a quelques années par une pub que j’ai reçu par mail sur des déclencheurs radios qui me permettaient de déclencher un flash cobra à distance… Assez tenté par le potentiel de ce gadget, je commande donc une paire de déclencheurs de la marque Cactus.
Après avoir reçu le paquet et l’avoir déballé, je fais quelques tests lors d’une séance photo en extérieur, mais juste pour tester le fonctionnement et sans pour autant réellement mettre ça en pratique lors d’une vraie séance dédiée. En plus les piles de mon flash étaient un peu justes et les temps de rechargement étaient du coup assez pénalisant pour être dans une bonne dynamique de prise de vue.

(un premier test moyennement concluant, pris presque dans le noir complet, mais bon il faut bien commencer)

Un ou deux mois vont s’écouler avant que je tente de me lancer… Hélas lors de la séance qui aurait due théoriquement servir de test grandeur nature un des déclencheurs est en rade pour cause de pile à plat… et évidement il s’agit d’une pile non-standard….

Le matériel et l’envie d’un studio ambulant vont donc encore rester de côté dans un coin de ma tête et je retourne à mes habitudes photos…

Conclusion de cette première partie :

Il y a potentiellement une solution, mais le matériel n’est peut-être pas encore assez au point (le photographe non plus d’ailleurs) à ce moment-là de mon apprentissage.
Autre point important à retenir : penser à avoir des piles de rechange et avoir du matériel qui utilise des piles standards.

Le prochain article sera sur le matériel et la préparation d’une VRAI future séance : Le matos (http://www.journaldigital.fr/2016/05/12/strobist-partie-2-le-matos/)